Du côté de la terreur ou du côté des migrants

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L’Europe est confrontée à un choix qui n’est pas un choix entre la guerre et la paix, mais entre l’être du côté de la terreur ou être de la part des migrants et de ceux qui cherchent la liberté et une vie meilleure. C’est ne pas le moment de laisser tomber, mais de choisir de quel côté se positionner: pour cette raison la lutte quotidienne contre le racisme institutionnel et la solidarité n’est pas suffisent. C’est pour ça que nous devons faire devenir le jour du 1er Mars, une journée où les migrants, les réfugiés et les travailleurs précaires peuvent montrer à l’Europe quel côté choisir. Ce sera le jour où tous ensemble nous allons dire Pas au terreur, au racisme et à l’exploitation. Plusieurs mouvements et les syndicats européens ont déjà dit que la prochaine 1er Mars sera la journée des migrants et de la grève du travaille migrant, une grande journée d’action dans toute l’Europe. Ce jour-là, nous allons mettre en place une grève de masse, tant en Italie, que en Europe, un grève contre toutes les terreurs.

Pendant la nuit du 13 Novembre, le taxi vide d’un chauffeur musulman à New York symbolise le sens de la «terreur». «Les gens», a dit le pilote, « ont peur de moi, les gens pensent que je suis complice de ce qui est arrivé à Paris, ils ne se sentent pas en sécurité, donc je ne peux pas travailler ». En fait, le risque est que chaque musulman, chaque personne identifiée par la peau, tous les migrants sont considéré comme un terroriste.

Le terrorisme a des conséquences qui vont au-delà des simples attaques et en dépit de sa vocation anti-occidental, il affecte surtout les migrants, musulmans ou pas. Le terrorisme frappera leur vie quotidienne, à travers le racisme de des petits gestes plus ou moins voilée, ainsi que à travers le racisme officielle des mesures sécuritaires. Mesures qui utilisent la terreur pour restreindre indistinctement les droits de citoyenneté, avec une restriction de la liberté de mouvement, en détruisant les efforts de milliers d’hommes et de femmes. Tous ces gens ont construit leurs vies en Europe, afin d’échapper à la guerre et à la terreur, mais aussi pour améliorer leur vit, cette à dire pour quelque chose de plus qu’un simple salaire. Les adeptes de la terreur le savent très bien. C’est pour cette raison que dans leurs écrits et dans leurs actions, ils déclarent guerre aux migrants qui sont migrés en cherchant une vie meilleure en Europe.

La terreur qui les pourchasse il semble valoir plus que tous leurs efforts, plus que l’exploitation dont ils font face chaque jour dans leurs lieux de travail, plus que le courage à travers lequel ils font face à une lutte quotidienne contre les lois racistes et contre le labyrinthe administratif qu’ils doivent suivre afin d’obtenir leurs papiers. La terreur semble plus forte que le luttes qui les migrants font contre les conditions de travail précaires, quoi que soit la religion qu’ils professent. Les migrants mènent des luttes que les Européens ne semblent plus capables de faire. Désormais, cette terreur sera utilisé contre les migrants, pour le racisme institutionnel, cette terreur aura encore plus de force et de légitimité et risque les transformer d’une façon permanente en un sort de main d’ouvre de plus en plus jetable. Les migrants seront les premiers à subir des perquisitions et des contrôles arbitraires, parce que leurs droits peuvent toujours être contournés. La terreur des terroristes qui se disent musulmans sera utilisé pour subjuguer tous les musulmans et les migrants qui ne sont pas des terroristes, en les privant de leur droits déjà assez précaires. La terreur vaut plus que les musulmans qui sont morts au Bataclan, plus des héros musulmans mort au Charlie Hebdo, plus que tous les musulmans qui sont essayer de construire un avenir meilleur à l’extérieur de l’Europe pour échapper à la misère et à l’exploitation. La terreur vaut plus que le fait que les terroristes qui ont agi à Paris étaient de migrant parmi des millions de migrants. Des millions de migrants qui passent à travers l’Europe depuis des décennies. Par la même logique, les morts de Paris sont plus graves que les morts à Beyrouth, Ankara ou Nigeria, ou les morts provoquées par les bombes occidentales en Irak, en Afghanistan et en Syrie. Ils sont plus grave que tous les Palestiniens innocents tués à Gaza à travers la protection fourni par l’Etat d’Israël. Cependant la vérité est que ceux qui se rendent à cette logique, se rendent au terrorisme. La vérité est que ceux qui mettent d’abord la Nation, qu’ils proclament un état d’urgence et prétendent résoudre le problème de sécurité intérieure en réduisant la citoyenneté ou en expulsant «les étrangers qui mettent en danger la sécurité publique », ils jouent du côte de la terreur, une terreur entièrement joue sur l’exploitation et le racisme. Un jeu que les institutions européennes ont choisi de jouer il y a long temps, à travers de murs et des permis de séjour, malgré leur apparente adhésion à la libre circulation et aux droits des migrants.

Nous savons très bien qu’il n’y a pas une guerre permanente entre Orient et Occident comme on dit souvent, parce que heureusement l’Ouest est également composée par des migrants, musulmans ou pas, qui rejeter le terrorisme et les régimes autoritaires, qu’ils se battent pour la liberté de tous, pour les européens même, et qui composent l’Europe d’aujourd’hui. Nous savons que le monde islamique est également composée par de femmes et d’hommes qui luttent avec extrême courage contre le terrorisme, le patriarcat, la violence, comme c’est arrivé pendant le Printemps arabe, comme dans Kurdistan syrien et dans d’autres endroits.
L’Europe est confrontée à un choix qui n’est pas un choix entre la guerre et la paix, mais entre l’être du côté de la terreur ou être de la part des migrants et de ceux qui cherchent la liberté et une vie meilleure. Jusqu’à présent, la paix au sein de l’Europe a été garanti, bien que souvent à travers la pauvreté et l’exploitation. Ce que l’Europe va choisir maintenant va changer la vie de chacun.

C’est ne pas le moment de laisser tombé. Il est temps de choisir de quel côté nous sommes: pour ce faire, la lutte quotidien contre le racisme institutionnels et la solidarité ne sont pas suffisent. C’est pour ça que nous devons faire devenir le jour du 1er Mars, une journée où les migrants, les réfugiés et les travailleurs précaires peuvent montrer à l’Europe quel côté choisir. Ce sera le jour où nous dirons tous ensemble pas à la terreur, au racisme et à l’exploitation.

Plusieurs mouvements et syndicats européens ont déjà dit que le prochain 1er Mars sera la journée des migrants et de la grève du travaille migrant, une grande journée d’action dans toute l’Europe. Ce jour-là, nous allons mettre en place une grève de masse, tant en Italie, que en Europe, un grève contre toutes les terreurs.

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